La terrible histoire de Conne et de Stupide

CB102493
Il y a 3 ans, j’ai passé le pire été de vie, à faire le pire stage de ma vie, avec la pire boss de ma vie.
Elle me donnait un travail HORRIBLEMENT CHIANT à faire, et passait dans mon dos en rigolant et en me disant « ça va ? tu veux pas un doliprane ? »

Je l’avais surnommée Conne. Son assistante n’était pas méchante, voire même plutôt sympathique, mais son neurone refusait tout branchement. Je devais lui expliquer 15 fois avant qu’elle me comprenne. Je l’avais surnommée Stupide. (je mérite des claques, je sais)

Pour rompre avec la monotonie de mes journées,  je me suis lancée dans la rédaction d’une histoire sur Conne et Stupide, sur laquelle je viens de retomber. Je vous en livre donc la première partie.

Je sais que mes histoires vous manquaient terriblement !

*** *** *** *** *** ***

Nous nous rencontrâmes dans une clairière, en foret de Brocéliande.
La voyant arriver au loin, je lançais ma monture au galop, j’ajustais mon heaume, j’agrippais fermement mon bouclier et remis mon âme entre les mains du Seigneur.

Le choc fut violent.

Les lances se heurtèrent, des mailles de nos armures volèrent en éclat, mais toutes deux, solidement campées sur nos selles, miment notre honneur à conserver notre équilibre.
Je parcourais encore cent mètre puis brusquement fis faire volte-face à ma monture.
J’avais confiance, je me savais plus forte, plus agile, ma monture était plus rapide, ma lance plus légère, mon bouclier plus solide, mon cœur plus vaillant.
L’heure de ma vengeance approchait !
à nouveau je m’élançais, toute ma concentration était sollicitée pour viser sous le bras, seul point faible de son armure.
Le choc fut violent encore. Elle fut projetée à terre. Je sautais de mon cheval, dégainais mon épée et dans un geste large et ample, l’achevais sans aucune pitié.

Ainsi Conne mourut, fut damnée pour l’éternité et LaPerchée fut libérée de son joug oppressant

Après la mort pathétique de Conne, chevalier LaPerchée sans peur et sans armure décida de s’en prendre à Stupide.

Point de joute à cette occasion, Stupide n’est que piétaille, elle ne mérite point tant d’honneur et de fatigue. La transpiration a du bon mais il ne me sied guère de la provoquer pour de vains duels qui ne serviront en aucun lieu ma gloire et ma postérité.
Le fiel de mon âme se réjouissait à la perspective de massacrer Stupide et ma cruauté fomenta en mon esprit un plan machiavélique…
Je fis appel à Morgane la fée, reine et grande prêtresse de l’ile magique d’Avalon.
Ravie de ma requête elle mit tout son pouvoir a satisfaire mes vues…

Elle se saisi d’un grand chaudron noir, raviva le feu qui menaçait de s’éteindre et consulta son grimoire…
Quelques instants plus tard, la potion était fin prête, le liquide verdâtre et nauséabond qui s’en échappait me mit le cœur en joie.

STUPIDE ALLAIT MOURRIR

Je rentrais en son royaume, et versais le contenu de ma fiole dans le puits central …

à quelques lieues de là, Stupide allait gaiment parmi les champs, cueillant ça et là des fleurs pour agrémenter sa modeste chaumière…
Sur le chemin du retour, une soif étrange la surpris « j’ai l’gosier sec, se dit-elle, il me faut boire prestement »
S’approchant du puis, elle se pencha et bu……

elle bu comme elle m’avait jamais bu. Car elle avait soif comme elle n’avait jamais eu soif.

Puis, ramassant son panier bariolé s’en alla gaiement telle Perrette et son pot-au-lait.

Soudain, au détour d’une clairière, alors que les oiseaux gazouillaient elle se senti nauséeuse. « Je dois être enceinte » se dit-elle sans se préoccuper plus que ça de ce problème récurent.

Le malaise cependant étant tel qu’elle du s’assoir pour reprendre son souffle. Puis elle s’évanouit, son corps fut soulevé par un série de spasme violents, la douleur défigurait ses traits, elle était méconnaissable. Un filet de salive noirâtre s’échappait de sa bouche.
Elle hurla.
Seuls les loups au loin dans la foret répondirent à son appel.

Elle eut une dernière pensée pour ses enfants qui l’attendaient et qui n’auraient pas de fleur.

Puis elle succomba.

En gueuse elle avait vécu, en gueuse elle mourut.

*** *** *** ***
à suivre …

Commentaires

  1. a gazouillé

    J’aurais préféré entendre l’histoire dans le milieu et l’époque à laquelle elle s’est déroulée mais celle là n’est pas mal non plus ^^
    Mais après la mort des 2 « héroïnes » (ou contre héroïnes) de l’histoire, jme demande bien quelle sera la suite….

  2. Claudia a gazouillé

    Tu m’as fait peur, j’ai cru que tu parlais de ton stage chez !!!! Ca aurait pu presque marcher !!!! Gros bisous et vivement la suite :-x

  3. a gazouillé

    ton histoire m’a plié… d’autant plus que le stage avec mes propres « conne » et « stupide » je les ai eus ,je dis bien « les » parce que j’ai été un peu plus malchanceuse..j’en ai eu deux à la suite!! mais toi au moins tu as été créative ;-)

    Sinon j’adore ton blog qui m’arrache au moins un sourire à chaque fois!

    La Souris

  4. a gazouillé

    AHHHHHHHHHHHHHHH comme j’aimerais publier sur mon blog les petites histoires satiriques que j’écris sur les gens bizarres de ma boîte pour me défouler… malheureusement je suis une grosse froussarde et j’ai peur d’être démasquée (le téléphone arabe fonctionne très bien ds mon boulot…) je n’aurais donc jamais le plaisir de raconter les tribulations de conne(s) et de stupide(s) dans l’audiovisuel…

    sniiiiifeu :cry:

  5. a gazouillé

    Les gueuses furent sacrifiées sur l’autel de la connerie et de la stupidité, tiens finalement ça se passe aussi comme ça avec ma belle-famille… tu me passes une hache et ton armure?
    :o)
    enchantée au fait :p

Gazouiller