Le shopping l’hiver, c’est l’enfer

Oui, un véritable enfer, de faire du shopping l’hiver.

Le problème c’est qu’avec tout ce qui est courses de Noël puis soldes, puis nouvelles collections de printemps, en passant par « jour de salaire, du shopping je vais faire » et « j’ai quelque chose à fêter, il me faut dépenser », bah on se retrouve bien forcées à entrer dans nos sanctuaires de la consommation plus souvent que souhaité. (pauvre de nous)

Alors pourquoi faire du shopping l’hiver c’est l’enfer ?

Certaines pourraient croire que le côté repoussant de se voir blanchâtre et non-épilée dans la cabine d’essayage pourrait-être un argument de choc pour réfréner le shopping hivernal, mais non.

Car nombreuses sont celles qui, et j’en fait partie, ont développé un sixième sens leur permettant d’acheter à l’aveuglette, sans jamais essayer partant du principe que « de toute façon si ça ne me va pas je ramène » – et qui bien-sûr ne ramènent jamais rien.
Mais passons car là n’est pas l’objet de ce soliloque.

Non non non. Pour bien vous expliquer de quel enfer il s’agit, prenons une situation réelle:

18h, une jeune femme brillante et sympathique sort du travail et décide de faire un peu de shopping avant de rentrer chez elle. Ça tombe bien, elle travaille près des Grands Magasins.
Elle froid étant vif à l’extérieur, elle enfile un manteau bien chaud, s’enroule dans une immense écharpe de laine. 1 tour, 2 tours, 3 tours, la voila bien emmitouflée. Elle enfile ses mitaines et en touche finale enfonce un bonnet sur sa tête.

La voila prête à attaquer le froid polaire.

Elle marche 300 mètres puis pousse la lourde porte du premier magasin. Une bouffée de chaleur l’enveloppe soudainement. Elle se dépêche de se défaire de ses atours mais c’est trop tard : sa liquéfaction a déjà commencé !
Elle tente tant bien que mal de fourrer le bonnet et les mitaines dans son sac à main déjà lourd et rempli à craquer, puis desserre son écharpe.

Ah, elle se sent mieux. Malgré le sac à main qui commence à lui peser désagréablement sur l’épaule et écharpe à moitié déroulée qui menace à chaque instant de balayer le sol si propre de ce magasin.

Elle reste zen, respire un grand coup et commence à jouer des coudes en arpentant le rayons.

Décidément il fait bien chaud avec cette écharpe, même à moitié déroulée. Elle décide de l’enlever et de la tenir à la main. Elle ne rentre pas dans le sac à main, et puis de toute façon elle va bientôt jeter son sac à la figure de quelqu’un tellement le sac est lourd et les gens pénibles.

Et puis même ce manteau tiens, il l’énerve ! Il fait vraiment trop chaud ! Elle l’enlève et décide de le porter à la main avec l’écharpe.

Merde ! l’écharpe est tombée. Raaah. Et puis maintenant qu’elle a les mains peines, elle ne peut plus rien regarder. Elle galère. Elle lutte. Elle s’énerve.

Finalement elle tombe sur l’objet de sa convoitise. L’attrape, file à la caisse.

En ouvrant son sac à main pour en extirper son portefeuille, elle fait tomber par terre ses mitaines, elle se penche pour la ramasser mais en se redressant trop vite elle fait tomber son bonnet.
La vendeuse prend un air faussement souriant mais son regard traduit son exaspération.
Les clientes derrière elle soupirent.

Dans un enchainement de mouvement aussi incohérent que désespéré, elle pose son bonnet sur sa tête, introduit sa CB dans la machine, range son portefeuille, fait 2 tour de tête avec son écharpe, ferme son sac à main, récupère sa CB, réouvre son sac à main, re-farfouille dedans son retrouver son portefeuille, range sa CB, ferme le portefeuille, le remet dans le sac à main, réceptionne le ticket de caisse, hésite à réouvrir le sac à main et à re-re-chercher son portefeuille mais abandonne l’affaire et froisse le ticket de caisse qui atterri dans un poche du manteau.

Ouf ! sauvée !

Puis par malheur elle croise son reflet dans une vitre du magasin.
Cheveux en pétard, bonnet de traviole, écharpe enroulée n’importe comment, joues rouges.
« et en plus j’suis moche » se dit-elle.

Non vraiment, le shopping l’hiver, c’est l’enfer.

Commentaires

  1. Menou a gazouillé

    Lol, cette jeune fille brillante et sympathique… elle me dit qq chose
    Et le shopping de printemps, d’été, d’automne?
    « S’il nous reste ces trois-là, ça me va »

  2. a gazouillé

    Une des raisons pour lesquelles le shopping je le fais 99% du temps de chez moi, avec mon ordi.

    Moins contraignant, moins chaud, moins la tête en vrac, moins de gens à te regarder de travers…

    Bon parfois faut bien aller dans la fosse aux lions, mais décidément je préfère quand cela arrive rarement! :razz:

  3. a gazouillé

    Tu n’essaies jamais ?
    Ah non, ça je ne pourrais pas. =p
    Et du coup, ça ajoute un autre inconvénient énoooorme quand il s’agit de shopping en hiver : défaire les 36 000 épaisseurs qui nous protègent du froid… puis les remettre. :biggrin:

  4. a gazouillé

    Description parfaite et haletante du shopping d’hiver d’enfer…
    Je m’incline !
    Mais je ne renonce pas pour autant :
    - solution online (quitte à ne pas essayer autant ne pas non plus se déplacer)
    - solution géniale : les petites boutiques ! Pourquoi ?
    Parce qu’il n’y a pas beaucoup de monde, voire personne, que les sélections sont pointues, parce que la vendeuse te connaît et donc va te montrer les choses qui pourraient te plaire.
    Parce que tu arrives, tu enlèves manteau et écharpe et tu les laisses sur un sofa ou derrière le comptoir. Avec un peu de chance, y’a vraiment que toi et tu papotes et la vendeuse te propose un café, tu essaies pour le plaisir, tu ressors avec des trucs improbables qui t’ont coûté un oeil mais que tu ne verras pas sur tout le monde…
    Bref les grands magasins, niet ! Quand je veux quelque chose là-bas, je note la référence et j’envoie mon chevalier servant…
    Snob ?
    Un peu ;)
    Bisous
    Anne

  5. a gazouillé

    A chaque fois que je fais du shopping ces derniers temps, je finis par perdre mon bonnet, mes gants ou mon parapluie.
    Je déteste l’hiver, j’en ai ras le bol de devoir sortir avec 5 couches de vêtements :cry:

  6. a gazouillé

    moi il y a une petite boutique que j’adore où en arrivant je file tout à la nana, manteau, gants, sac, et meme mes courses si j’en ai, et là, c’est le bonheur…

  7. a gazouillé

    Totalement d’accord je connais bien ce genre de craquage!!! haha surtout qu’à Montréal, le massacre commence dès l’entrée dans le métro, beaucoup trop chauffé l’hiver! En général pour mes virées shopping je prends l’écharpe assez grosse pour ne pas me les géler dehors mais assez petite pour rentrer dans mon sac une fois dans la galerie (quoiqu’on a toujours le problème du sac trop lourd)… quelle sport indigne de faire du shopping l’hiver!

  8. a gazouillé

    Le pire c’est d’avoir trop chaud comme tu dis, de transpirer dans son manteau avec une echarppe qui gratte.
    Moi j’ai trouvé la parade, j’ai un manteau pas chaud du tout (je marche d’un bon pas pour me donner chaud)
    une écharppe en lin (imprimé leopard noir) trés fine, trés courte et pas de gants (parade : de la creme sur les main avant de se coucher), comme ça a l’intérieur comme a l’exterieur, j’ai froid et j’ai pas besoin de tout tenir dans mes mains.
    Mon charabia veut pas dire grand chose.
    tant pis c’est ecrit, c’est ecrit.

    Olithee

  9. a gazouillé

    Pfff c’est clair que ce n’est vraiment pas pratique le shopping en hiver. Les magasins sont vraiment surchauffés à comparer de la température extérieure !
    Du coup, c’est transpiration assurée dans les cabines d’essayage à cause de la mode oignon-ilfaittropfroiddehors. :biggrin:

Gazouiller