juillet 23rd, 2010

Oui je sais, le rythme ralenti pas mal en ce moment sur ce blog.

Une petite baisse de motivation due en partie à une déception professionelle, j’ai cru pendant quelques jours avoir une chance d’être embauchée pour un poste super dans une boite super. J’y croyais vraiment beaucoup et j’y pensais nuit et jour. Alors lorsque la semaine dernière le « on a prit quelqu’un d’autre » est tombé, mon moral est tombé avec.

Mais tant pis, la vie continue et il y aura d’autres opportunités dans l’avenir je l’espère. En attendant mon boulot actuel n’est pas non plus un calvaire, même si ce que je fais ne me passionne pas, j’ai la chance d’avoir des collegues super, une bonne ambiance, des horaires tranquilles et de bosser dans un quartier à la fois sympa et à 15 minutes de chez moi.
Parfois je me demande de quoi je me plains.

J’ai l’esprit pas mal occupé aussi en ce moment par notre voyage en Ouzbékistan qui approche à grands pas puisque nous partons vendredi prochain ! wouhou !

Il y a d’ailleurs à ce sujet une chose dont je sens qu’il faut que je me confesse ici. C’est important. Vous allez pouvoir prier pour ma rémission.

J’ai commis un fashion-suicide.

Voila, c’est dit.

J’ai acheté les chaussures que je pensais ne jamais ô grand jamais acheter ni porter ni même envisager comme portables ou achetables.
J’ai encore du mal à assumer cette décision. Mais je choix je l’ai fait en connaissance de cause et mon esprit n’étais pas troublé par quelque consommation de produit illicite, je le jure.
Si j’ai fait ce choix, c’est pour assurer à mes pieds longue vie et propérité au cours de notre voyage.

J’ai acheté, ça :

Oui, Quechua a eu raison de moi.
Ouais mais bon hein, comme on dit : « A fond la forme! »

Alors bon, en creusant un peu le sujet je me dis que je n’ai peut-être pas réellement voué mon âme à Santan-Beauf parce qu’au moins j’ai conscience de la laideur de ces grolles. Et je sais qu’hors Ouzbékistan (ou autre contrée lointaine) jamais je ne reporterais ces horeurs.

Alors que si tu prends le risque de te promener sur les avis consomateurs de ces chaussures, tu peux lire des choses comme ça :

Un mari radin : « mon épouse les porte presque 24h/24, il n’y a rien a redire » (je suis sûre que l’Homme adôôôôrerait que le porte les miennes tous le jours)

Une salariée du « nuage des filles » ? : « Je les porte tous les jours. la semelle est super on a l’impression de marcher sur un nuage » (mouhahaha ! j’ai une dent contre le nuage des filles en ce moment, ils m’ont pourri ma timeline Twitter, j’ai du les défollower. Pourtant ils m’ont interviewée ya pas longtemps, c’était sympa de leur part)

Une analyste : « Ces tongues sont légères, très confortables (effet chausson), élégantes (sportswear) et accommodable avec différentes de tenues. On en arrive vite à ne plus les quitter ! » (on dirait télé-achat)

Donc OUI, il existe un fan club de la chaussure Quechua. C’est flippant, je sais.
(J’ai poussé le vice à rechercher dans Facebook s’il n’extait pas un groupe de fan du genre « les sandales quechua, tu les mets même au mariage de ta soeur » mais j’ai pas trouvé. Je suis excessivement déçue.)

Alors NON, j’entend déjà la question fatale arriver. NON je n’ai pas acheté la casquette avec le rabat dans le cou. J’ai ma dignité. merci.

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juin 21st, 2010

A force de lire ce blog, vous avez du vous rendre compte que j’étais quelqu’un de très pénible. Et aussi, qui faisait des fixettes.
Ainsi donc, comme vu previously on La Perchée, je suis tombée raide dingue des chaussures Ellips. Oui oui, encore elles, je sais, on appelle ça une fashion-fixette.

Ainsi donc, ayant flashé sur la chose, j’envoie à Priscille, la créatrice donc, tout un tas d’emails dignes d’une hystérique incontrôlable à base de « j’adore-j’adore-bravo-vite rencontrons-nous je veux tout savoir sur ces chaussures magnifiquissimes »

Elle a du se dire oula mais quelle hystéro celle là, mais a néanmoins accepté de déjeuner avec moi ce midi.

***

Priscille, la talentueuse créatrice des chaussures Ellips donc, est une de ces filles simples et sans chichi, qui attirent tout de suite la sympathie.
Quand on entend « créatrice de chaussures » on pense facilement « grande pétasse surlookée hautaine et à claquer », oui, mais là, non. C’est tout l’inverse.

Une fille adorable qui vous raconte bien simplement que son idée de création d’une marque de chaussure elle ne l’a pas eu dans un grand délire créatif « oula oula je suis une artiste » mais tout simplement parce qu’au moment de son mariage, elle a cherché une jolie paire de chaussures blanches pas gnangnan et facile à remettre, et qu’elle a galéré à en trouver. Alors elle se dit pourquoi pas moi, et puis de fils en aiguilles, pourquoi ne faire que des chaussures blanches ? C’est joli la couleur aussi, c’est sympa. Allez hop, je fais une collection hiver tout en couleur.

Une fille qui a compris que chaussure devait rimer avec finesse et élégance, une fille qui a compris qu’une couleur peut vite être criarde, alors une fille qui a le bon gout d’aimer les couleurs en demi-teinte. D’où son magnifique bleu-canard, par exemple.

Une fille qui vous dit en toute franchise qu’elle aurait bien aimé que ses chaussures soient de fabrication française, mais il faut voir la réalité en face, qui aurait payé 400€ des chaussures certes d’excellente qualité mais d’une toute nouvelle créatrice? Alors Priscille qui ne baragouine pas un mot d’espagnol contacte une usine espagnole, c’est bien aussi l’Espagne, c’est un bon compromis, on a un beau travail, de belles matières, pour moins cher qu’en France, alors oui, les chaussures ont un impact carbone un peu plus élevé, mais le prix est plus bas. C’est logique.

Une fille qui vous raconte en souriant les catastrophiques premiers prototypes reçus, l’inquiétude et le doute qui vous envahissent à l’idée que l’usine n’a rien compris, au secours, l’usine fait n’importe quoi.
Une fille qui ne se prend pas pour un génie créatif et qui vous dit bien franchement que créer des chaussures c’est 15% de création et 85% de dessin technique, recherche de matière, recherche de fournisseur, shooting photo, mise en ligne, etc.

Bref, une fille à qui on souhaite de réussir parce qu’on sent que dans ses chaussures, elle a mis beaucoup d’elle même, ce qui se voit, vu que les chaussures sont justes adorables.

Et pour celles qui posaient la question, c’est aussi une fille qui précise que le 41 existera dans les prochaines collections, que non les chaussures ne se font pas à la demande (vu l’énorme travail que demande la création d’une paire) et non elle n’a pas de compte en Suisse mais qu’elle aimerait bien. Et que justement si elle en avait un, elle aurait pu créer plus de tailles pour chaque modèle. Et aussi que non, le brillant n’est pas photoshopé, les chaussures brillent vraiment. (Je les aies vues portées : elles sont sublimes)

***

Ayé, j’arrête de vous harceler avec ça.

Bonne semaine à tous !

(par contre, en attendant de pouvoir me payer une de ces pompes magnifiques, j’ai craqué aux soldes privées Minelli. hihi)

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