novembre 16th, 2009
…. tadadadaaaaam…. (musique qui fait peur)
Vous vous souvenez quand je vous avait raconté que la mafia sévissait prés de chez moi? Dans ce restaurant indien bizarrement vide. Avec des voitures garées en perpendiculaire de la route et ces molosses qui faisaient le guet…
Bon.
Je reste calme.
Dernièrement, alors que je rentrais paisiblement dans ma modeste chaumière, mon baluchon sur le dos, les trait tirés par la fatigue après une journée de dur labeur au travail des champs, et me préparant psychologiquement à baratter le beurre, traire les vaches, allumer le feu et pétrir mon pain … alors donc je rentrais chez moi, je passe devant ce resto Indien…
Jusqu’ici tout va bien. Mais c’est alors que se profile une ombre maléfique sur la ruelle sombre et mystérieuse.
Et quelques mètres plus loin, que dis-je, quelques pas plus loin. Que vois-je ?
C’est avec difficulté que je vous le dis tant mes doigts tremblent, tant mon cœur palpite, tant mes cheveux sont hérissés … Ce que je vis ce soir là à bouleversé ma vie.
Ce que je pus scruter dans la pénombre de la nuit tombante, le voici :

Un impact de balle. Dans une vitrine.
On vit dangereusement. Je vous l’affirme.
septembre 17th, 2009

Même s’il ne pleut pas, je me dis ce matin que j’aurais aussi bien pu être l’auteur de
« il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?
Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s’ennuie
Ô le chant de la pluie ! »
tellement les mots de Verlaine sont proches de ce que je ressens lorsqu’un toit de nuage triste et grisâtre recouvre Paris.
Autant traverser ma ville le matin en scooter m’enchante lorsque le soleil met en valeur la pierre blonde des immeubles parisiens et accroche un sourire sur le visage de chaque passant…
Autant faire le même trajet par un temps comme celui-ci me fiche un sacré bourdon.
Ce ne sont que visages fermés, pas pressés, regards mornes.
Ce ne sont que des hommes pressés en costume sombre.
Ce ne sont que des femmes cheveux tirés et yeux pochés.
Ce n’est qu’une foule, anonyme et grouillante.
Une armée bien dressée de braves petits soldats, levés, lavés, coiffés, maquillés, prêts à travailler.
Pas de fleur dans les cheveux, pas de jupe bariolée, pas de vie…
Comme si la couleur du ciel avait déteint sur la garde-robe et la collection de sourires pourtant généralement si belle des parisennes.
Vivement le printemps…
(et là, tout le monde déprime)