mai 18th, 2010

Parfois, je voudrais croire que le monde n’est qu’une grande toile de diversité, riche et aux possibilités infinies.

Parfois je voudrais croire que l’être humain ne rentre pas dans des cases, fermées et catégorisables. Qu’il est unique, original et que nul ne saurait l’étiqueter, l’enfermer.

Mais non. C’est avec une immense tristesse et un peu de désappointement, que je vous annonce, aujourd’hui, que le monde se divise en deux, voire trois catégories de personnes.

1: Les gens qui appliquent la technique dite « de la ventouse », et 2: ceux qui ne l’appliquent pas. Cette dernière partie se divisant elle-même en deux parties : ceux qui tentent de rester dignes, et ceux qui abandonnent toute tentative d’élégance.

En effet, face à un aliment de type croquant, l’Homme peut adopter 2 comportement diamétralement opposés :
- la technique dite « de la ventouse », à savoir : j’ouvre la bouche, j’y introduit le biscuit, je ferme la bouche sans croquer pour le moment, je pose mes lèvres de part et d’autres du biscuit afin de former une sorte de ventouse me permettant au moment ou je croque d’éviter de faire tomber des miettes de ma bouche.
La ventouse a triple emploi : Elle permet à la fois de capter les miettes, de les aspirer avec élégance, puis d’humidifier légèrement le reste du biscuit afin de colmater les miettes et d’éviter une chute inattendue de morceaux lors de l’extraction du biscuit.

- la technique dite « du croqui-croqui », à savoir : je croque à pleines dents, j’en fiche partout. Je me rend compte je suis couverte de miettes, je dois me lever pour me secouer. J’ai pas la classe.
Cette technique pouvant être assortie donc, pour certaines personnes, d’une main posée sous le menton, permettant une récupération salutaire des miettes en perdition.
Les miettes ainsi récupérées pouvant ensuite être aspirée dans le creux de la main, (certains font cela avec beaucoup d’élégance) ou jetées par terre dans un geste nonchalant de frottement de mains (puis, si l’on est chez mémé, poussées discrètement du bout du pied sous la chaise)

Ainsi le monde oppose les gens privilégiant l’élégance au plaisir du croquant, aux gens sacrifiant l’élégance au profit du plaisir du croquant.

Il va de soit que le me situe dans la catégorie 2B. A savoir : Gorette qui fiche des miettes partout.

Attention petit jeu :
Sur ces illustrations, saurez-vous reconnaitre et identifier chacune des techniques ?

(admirez mes talents sous Paint)
(je voulais faire des photos-témoin mais je n’ai pas eu le temps)

Edit parce que ça m’amuse et complètement improvisé : parmi ceux qui donnent la bonne réponse je tirerais une personne au sort. Cette personne gagnera un sautoir fabriqué par moi. Voila.

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janvier 5th, 2010

café théorie

Quand je dis que j’ai une théorie sur tout, c’est que j’ai vraiment une théorie sur tout.

J’ai donc une théorie sur les tasses de café. Ou sur le café en général. Ou sur la façon de boire le café.
C’est d’ailleurs pour cela que ce billet s’intitule « théorie de la tasse DE café » et non pas « … de la tasse A café » car on parle ici de café et non point de la tasse en elle-même.
Bref.

Il existe autant de façon de boire la café que de buveurs de café.
(sachant que bon, personne n’arrive à la cheville de notre George international – Love you Georges)
(d’ailleurs je me questionne : y a-t-il des gens sur cette Terre qui ne savent pas de qui il s’agit quand on parle de Georges ? Des gens qui se disent « qui ça Georges ? Bush ? Georges comme dans la blague qui fait peur « geeooooorges … geeeeeooooorges …. GEORGES ! »… ? Je vais enquêter sur ce phénomène et je vous ferais une théorie) (ça risque d’être palpitant) (revenons à nos moutons)

« Cette farcissure est un peu hors de mon thème. Je m’égare, mais plutôt par licence que par mégarde. Mes fantaisies se suivent, mais parfois c’est de loin, et se regardent, mais d’une vue oblique [...] C’est l’indiligent lecteur qui perd mon sujet, non pas moi ; il s’en trouvera toujours en un coin quelque mot qui ne laisse pas d’être bastant, quoiqu’il soit serré. Je vais au change, indiscrètement et tumultueusement. Mon style et mon esprit vont vagabondant de même. Il faut avoir un peu de folie qui ne veut avoir plus de sottise, disent les préceptes de nos maîtres et encore plus leurs exemples. »

Voilà. Je cite Montaigne. J’ai toujours aimé ce passage des Essais qui traduit parfaitement ma façon de penser et d’écrire. Quelques farcissures autour du sujet, mais toujours en rapport de prés ou de loin à ce que je dis. C’est le lecteur qui s’égare, pas moi. (oui, toi, stoupid lecteur) (Y’en a une autre de blogueuse qui est adepte des farcissures hors sujet c’est Camille la Fashion Gazette. J’adore. Salut à toi peuple chinois)

Mais reprenons.

Déjà il y a des adeptes de la petite tasse ou grande tasse style mug.
Moi je trouve que quitte à se faire un café, autant s’en faire un grand. Se bouger, lancer la bouilloire ou la cafetière, pour simplement se servir une petite tasse, c’est absurde. C’est comme sortir ses skis, acheter un forfait, louer un appartement à la montagne … pour finalement ne faire une petite descente en luge.
C’est sympa certes, mais bon, tout ça pour ça ?

Il y aussi ceux qui boivent leur café jusqu’à la dernière lappée, et ceux qui laissent toujours un petit fond.
Question d’éthique personnelle.
Je ne finis jamais mon café. Finir son café c’est comme finir une tarte aux noix de pécan: ça me rend triste. Finir mon café c’est sous entendre que je n’en ai pas eu assez. Laisser du café au fond de sa tasse c’est pouvoir se dire « si j’ai encore soif, il en reste »
ça doit être de vieux réflexes de survie qui perdurent depuis la guerre de 39-45. Le rationnement, tout ça. (Je suis quelqu’un de très âgé, ne le saviez-vous pas ?)

A moins que ça soit une vieille habitude toute pourrie hérité de mon enfance, quand je buvais non pas du café mais du chocolat chaud Nesquick et que je detestais le fond du bol ou restait toujours un gloubiboulga de chocolat mal dissoud, miettes de pain tombées des tartines et autres résidus de confiture, Miel Pops et Chocapic… Réjouissant.

Je pourrais m’attarder sur ces gens qui, je cite « naiment pas le café », mais ça dépasse mon entendement. Ne pas aimer le café, c’est comme ne pas aimer serrer la main aux gens, c’est comme ne pas aimer parler, c’est comme ne pas aimer n’importe quel geste de sociabilisation.

A ces gens-là je veux dire une chose : à la base, personne n’aime le café. Mais tout le monde un jour s’est forcé et à finit par aimer ça.
Alors je ne dis pas qu’il faut devenir un accro du café. Mais moi les gens à qui je  propose de prendre un café et qui systématiquement me répondent « non merci j’aime pas le café » , j’ai envie de leur mettre 3 claques.
Alors chers gens qui n’aiment pas le café, je précise quelque chose : quand on vous propose de prendre un café, ce n’est pas juste pour BOIRE un café, merci bien, on a pas besoin de vous pour ça. C’est pour faire un pause avec vous, discuter, sympathiser, bref sociabiliser !

Et arrêtez de raler ! Estimez-vous heureux, avant c’était la clope. Mais ça passe carrément de mode.

—-
et bien-sûr vous pouvez toujours jouer au méga-concours-de-la-mort-qui-tue par ici.

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