septembre 2nd, 2010

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Au terme d’une traversée du désert de 7h en voiture, sur une route plus que chaotique et souvent partiellement recouverte de sable (Trajet coupé d’une pause déjeuner dans une chaïkhana au cours de laquelle j’ai plongé mon pied jusqu’à la cheville dans ce qui me semblait être la terre ferme, mais qui s’est avéré être en réalité le tout-à-l’égout à la fois de la cuisine et des toilettes…) (vous m’excuserez mais je n’ai pas immortalisé en photo cet épisode fort en Sploutch ) nous arrivons enfin à Boukhara.

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Quelle différence avec Khiva ! Ici tout bouge, vit, s’éclaire. Notre B&B très accueillant se trouve sur le bord de la place centrale : un bassin entourée d’une multitude de Chaïkhana légèrement « touristisées » mais ou l’on a tout de même à chaque repas le plaisir de déguster ses laghman en observant du coin de l’oeil les us et coutumes des famille Ouzbek installées sur les tapchan environnantes.

DSC04892 Un bol de laghman bien grasses

Nous avions prévu de rester 3 ou 4 jours à Boukhara, mais tombés sous le charme de cette ville et pris de contagions par la langueur qui semble habiter les gens de ce pays, nous y restons finalement 5 jours.

A Boukhara, l’aprés-midi la chaleur dépasse les 45°C, impossible donc entre 14h et 18h de rester debout en plein soleil. Nous adoptons donc un rythme fait de visites le matin, entre 9h et 14h, puis d’après-midi passées à lire à l’ombre de la cour du B&B, nous ressortons le soir regarder les beaux monuments éclairés par le soleil couchant.

Nous commençons par la visite de la citadelle de l’Ark, gigantesque citadelle des Khans et Emirs qui se sont succédés à Boukhara au cours des siècles. Malheureusement les 3/4 de la citadelle ont été détruits par un bombardement des bolchéviques en 1920.  Seul un quart de la citadelle est ouvert à la visite, mais en suivant un homme qui nous promet une vue « choquante choquante » et en donnant un bakchich au policier de garde, nous finissons par passer une grille et accéder, seuls, au champ de ruine qui compose le reste de la citadelle.

DSC04912 La citadelle de l’Ark vue de l’extérieur

Quelques soums et la porte s’ouvre comme de par magie

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DSC05044 Vues de Boukhara depuis les ruines

Dans les jours suivant, nos pas nous mènent devant de nombreuses medersas et une foule de mosquées et sanctuaires. Il faut savoir qu’entre le 10ième et le 12ième siècle, Boukhara était un centre religieux de l’Islam d’une influence comparable à celle du Caire ou de Bagdad à la même époque.

CIMG2387Mosquée de Juma (mosquée du vendredi, encore en activité)

CIMG2412Sanctuaire Trochou (dont je ne sais plus le nom)

Nous revenons plusieurs fois admirer le spendide ensemble Kalon. Composé d’une medersa faisant face à une immense et majesteuse mosquée, à côtée de laquelle se trouve un des plus hauts minarets d’Asie Centrale (on le voit bien sur les photos de la vue de la ville, ci dessus).

CIMG2433 La médersa Kalon

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DSC05053 La cour intérieure de la mosquée Kalon

L’artisanat de cette ville est trés riche, en particulier concernant la céramique. Les services à thé sont tous plus beaux les uns que les autres, et les petites vendeuses de rues sont si charmantes que nous ne résistons pas longtemps et craquons pour un ensemble de théière, bols et plats dans les tons bleus.

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Profitant de nos aprés-midi de repos, nous avons pu trouver un chauffeur de taxi pour nous emmener à Samarcande en faisant un détour d’une nuit dans un camp de yourte. Mais ce billet est déjà bien trop long et vous devez être nombreux à déjà avoir décroché. Alors la suite sera pour plus tard !

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juillet 23rd, 2010

Oui je sais, le rythme ralenti pas mal en ce moment sur ce blog.

Une petite baisse de motivation due en partie à une déception professionelle, j’ai cru pendant quelques jours avoir une chance d’être embauchée pour un poste super dans une boite super. J’y croyais vraiment beaucoup et j’y pensais nuit et jour. Alors lorsque la semaine dernière le « on a prit quelqu’un d’autre » est tombé, mon moral est tombé avec.

Mais tant pis, la vie continue et il y aura d’autres opportunités dans l’avenir je l’espère. En attendant mon boulot actuel n’est pas non plus un calvaire, même si ce que je fais ne me passionne pas, j’ai la chance d’avoir des collegues super, une bonne ambiance, des horaires tranquilles et de bosser dans un quartier à la fois sympa et à 15 minutes de chez moi.
Parfois je me demande de quoi je me plains.

J’ai l’esprit pas mal occupé aussi en ce moment par notre voyage en Ouzbékistan qui approche à grands pas puisque nous partons vendredi prochain ! wouhou !

Il y a d’ailleurs à ce sujet une chose dont je sens qu’il faut que je me confesse ici. C’est important. Vous allez pouvoir prier pour ma rémission.

J’ai commis un fashion-suicide.

Voila, c’est dit.

J’ai acheté les chaussures que je pensais ne jamais ô grand jamais acheter ni porter ni même envisager comme portables ou achetables.
J’ai encore du mal à assumer cette décision. Mais je choix je l’ai fait en connaissance de cause et mon esprit n’étais pas troublé par quelque consommation de produit illicite, je le jure.
Si j’ai fait ce choix, c’est pour assurer à mes pieds longue vie et propérité au cours de notre voyage.

J’ai acheté, ça :

Oui, Quechua a eu raison de moi.
Ouais mais bon hein, comme on dit : « A fond la forme! »

Alors bon, en creusant un peu le sujet je me dis que je n’ai peut-être pas réellement voué mon âme à Santan-Beauf parce qu’au moins j’ai conscience de la laideur de ces grolles. Et je sais qu’hors Ouzbékistan (ou autre contrée lointaine) jamais je ne reporterais ces horeurs.

Alors que si tu prends le risque de te promener sur les avis consomateurs de ces chaussures, tu peux lire des choses comme ça :

Un mari radin : « mon épouse les porte presque 24h/24, il n’y a rien a redire » (je suis sûre que l’Homme adôôôôrerait que le porte les miennes tous le jours)

Une salariée du « nuage des filles » ? : « Je les porte tous les jours. la semelle est super on a l’impression de marcher sur un nuage » (mouhahaha ! j’ai une dent contre le nuage des filles en ce moment, ils m’ont pourri ma timeline Twitter, j’ai du les défollower. Pourtant ils m’ont interviewée ya pas longtemps, c’était sympa de leur part)

Une analyste : « Ces tongues sont légères, très confortables (effet chausson), élégantes (sportswear) et accommodable avec différentes de tenues. On en arrive vite à ne plus les quitter ! » (on dirait télé-achat)

Donc OUI, il existe un fan club de la chaussure Quechua. C’est flippant, je sais.
(J’ai poussé le vice à rechercher dans Facebook s’il n’extait pas un groupe de fan du genre « les sandales quechua, tu les mets même au mariage de ta soeur » mais j’ai pas trouvé. Je suis excessivement déçue.)

Alors NON, j’entend déjà la question fatale arriver. NON je n’ai pas acheté la casquette avec le rabat dans le cou. J’ai ma dignité. merci.

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